Les Mondes de Clèm: Cat Clarke
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mardi 26 avril 2016

Quelle différences entre la littérature "jeunesse" et celle "pour adultes" ?

Dans le cadre de l'écriture d'un essai sur la littérature jeunesse, j'ai demandé à plusieurs personnes leur point de vue sur la question suivante. 

Comment ressentez-vous la "différence" ou "frontière" entre la littérature dite "jeunesse" et celle dite "pour adultes" ?

Auteurs et éditeur ont accepté de répondre à cette question ! Je remercie énormément Cat Clarke, Cathy Ytak, Clémentine Beauvais, Florence Hinckel et Tibo Bérard. Voici donc leurs réponses, par ordre alphabétique de prénom car je ne souhaite pas les classer. (Retrouvez aussi en cliquant ici les résultats du sondage sur la littérature jeunesse et les blogueurs.) 

Et vous, que pensez vous de cette "frontière" ?

La réponse de Cat Clarke, auteure de Revanche et A Kiss In The Dark (entre autres)

In English: For me the difference between a book for children and young adults, and one for adults, is the point of view. An adult book can have a child main character, but usually the action is being narrated from a point in the future, when the child has grown up. There is also usually a certain sense of 'knowing' to the point of view. Another common difference is that children's and YA books have to move at a faster pace. The reader has less patience for a slow build-up, or for pages and pages of description. Of course, there are always exceptions, and rules are made to be broken!

En Français : Pour moi, la différence entre un roman jeunesse, young-adult ou bien un pour adultes, est le point de vue. Un roman pour adultes peut avoir un enfant en personnage principal, mais l'action est souvent narrée d'un point de vue futur, quand l'enfant a grandi. Il y a aussi une certaine impression de "complicité" avec le narrateur. Une autre différence est que les livres jeunesse et YA se doivent d'avoir un rythme plus soutenu. Le lecteur a moins de patience pour une intrigue lentement construite ou bien pour des pages et des pages de descriptions. Bien évidemment il y a toujours des exceptions et les règles sont faites pour être contournées !

La réponse de Cathy Ytak, auteure de Pas Couché et 50 minutes avec toi (entre autres)

Pour moi, il y a deux choses assez différentes.
La littérature vraiment "jeunesse" (qui s'adresse à des enfants jusqu'à douze, treize ans environ), et la littérature ados (qui est néanmoins toujours étiqueté "Jeunesse").
La frontière est très floue entre littérature pour ados et littérature pour adultes, et ce sont les éditeurs qui la font.
Pour moi, cette frontière n'existe pas. J'écris exactement de la même manière pour des ados et pour des adultes…

Alors, donc... la différence entre la littérature jeunesse (moins de 13 ans environ) et la littérature adulte :
Il y a, je pense, de la part du grand public, une vraie méconnaissance de cette littérature, et encore beaucoup de condescendance (voire un peu de mépris !).
On entend parfois dire "c'est facile d'écrire pour les enfants"… Or je pense que c'est le contraire. Cela demande beaucoup de rigueur et d'attention. Et, non, ce n'est pas "facile".
Il y a dans la littérature jeunesse de vrais trésors qui peuvent entraîner les adultes très loin...

La couverture médiatique de la littérature jeunesse est aussi très réduite, par rapport à la littérature adulte. Pas de magazines grand public sur la littérature jeunesse, par exemple. Quelques rares émissions de radio, pas d'émissions de télévision…
La littérature jeunesse est le secteur littéraire qui marche le mieux… et c'est celui dont on parle moins !
Le seul point positif de ce désintérêt de la presse en général pour la littérature jeunesse, c'est qu'elle est, de fait, moins soumise à des effets de mode.

La réponse de Clémentine Beauvais, auteure de Les Petites Reines (entre autres)

Personnellement, je trouve qu'il y a une frontière assez intéressante, et qui n'a pas toujours existé, entre littérature 'pour enfants' et pour adultes. Cette frontière, c'est celle d'un certain absolu ou d'un certain sens de la nécessité ou de l'universel. En littérature adulte, on a abandonné depuis la deuxième moitié du 20e siècle le sens de l'absolu qui habitait le roman depuis sa création (au 17e siècle). Le roman adulte contemporain est marqué par une sorte de relativisme, il y a peu de discussions de valeurs, d'universels, de questions de vie et de mort. Il y est beaucoup question de considérations personnelles et psychologiques d'individus. Le roman jeunesse, au contraire, présente des situations empreintes d'un vrai sens de l'absolu. Il est question souvent de conflits très importants, d'amour fou, de mort et de force d'existence, de valeurs qui existent au delà des individus. Je pense que c'est aussi ce qui explique qu'un certain nombre de livres qui auraient autrefois été publiés en adulte (en 'normal', en fait), sont publiés en jeunesse. C'est quand ils transmettent cette impression d'absolu, de 'grandes questions'.

La réponse de Florence Hinckel, auteure de L'été où je suis né, Quatre Filles et Quatre Garçons, #Bleue et U4 : Yannis (entre autres)

Vaste débat, chère Clèm ! Dans la littérature pour la jeunesse, il faut distinguer les romans à destination des enfants et ceux à destination des adolescents. Dans les premiers, il y a une attention particulière au langage pour qu'il soit accessible à des premiers lecteurs (avec quand même quelques mots à chercher dans le dico !), il faut aussi veiller à ne pas trop tordre la linéarité de l'histoire, qui les perdrait. Pour les ados ou les jeunes adultes, on est totalement libres dans ces domaines-là. Et du coup la frontière avec la littérature dite générale est très floue, voire elle n'a aucune raison d'être, la plupart du temps ! On peut juste relever cette constante : souvent les héros sont des ados ou des jeunes adultes. Et les genres dits mineurs en littérature générale sont très bien représentés en jeunesse et appréciés à la même hauteur que les récits "plus nobles" proches de la littérature blanche : SF, fantastique, policier. La liberté est beaucoup plus grande pour l'écrivain, et le choix plus vaste pour le lecteur ! Sinon, un bon roman, qu'il soit publié en jeunesse ou en litté générale (qui ne sont peut-être que des sectorisations marketing), c'est un roman universel, qui peut plaire à tous les âges.

La réponse de Tibo Bérard, éditeur chez Sarbacane, directeur des collections Pépix et Exprim (retranscription d'un appel téléphonique)

Il y a deux réponses différentes en fonction des collections dont je m'occupe.

Il y a la collection Pépix, pour des romans d'enfance, qui a un lectorat clairement ciblé : les 8-12 ans. C'est vraiment autre chose que la littérature adulte. Celle-ci est pensée pour les enfants et on se concentre sur les deux dynamiques de la collection : l'humour et l'aventure. On propose donc des romans pensés pour cet âge là. C'est un petit peu sur des critères de difficulté, d'accessibilité de lecture. Si on s'adresse aux enfants, on fait attention de proposer des structures syntaxiques riches mais accessibles à tous. Nous sommes là pour accompagner un enfant qui commence à lire tout seul, à 7-8 ans, et qui devient vraiment autonome à 9-10 ans. J'aime bien l'idée de ne pas les prendre pour des idiots. Il y a plein de choses différentes : des propositions subordonnées, des inversions de sujet, des phrases nominales... Dans ces propositions de romans d'enfance, est-ce qu'on s'interdit des sujets, ce n'est pas vraiment le mot. C'est plutôt qu'il y a des sujets qui ne concernent pas encore les enfants, ou du moins des façons de les traiter qui ne les concernent pas encore. Par exemple, on va faire un Pépix prochainement, qui parle de la situation des migrants. On peut donc leur parler de tout, mais faire le récit d'un corps déchiqueté ça n'a pas beaucoup d'intérêt pour un enfant. Donc pour toute cette sphère là, lorsqu'on est dans le roman d'enfance, il y a des différences avec la littérature adulte assez marquées. On se concentre sur le plaisir de la narration, on fait quand même un travail d'accessibilité au texte, question qui ne se pose pas trop en littérature générale. Encore que, quand on voit certains gros succès de librairie... D'ailleurs, Marc Levy le dit, il travaille à clarifier ses phrases le plus possible. En revanche même dans le cadre d'une littérature jeunesse pensée comme ça, je ne vois pas pourquoi elle serait hiérarchisée. Je ne vois pas pourquoi elle serait en dessous de la littérature générale. Ces romans là d'enfance sont plus joyeux, plus faciles d'accès, souvent plus courts, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont moins bons. C'est aussi le fruit d'un travail littéraire.

En revanche quand on parle de roman ado-adulte, c'est une toute autre question. Très clairement, pour moi il n'y a pas de différence de niveau de lecture ou encore d'ambition littéraire. Je trouve que les romans que je publie dans ma collection rivalisent sans aucun problème avec les romans qui peuvent paraître lors de la rentrée littéraire française. La différence si elle se fait, n'est donc pas là. En fait, elle ne se fait pas sur le public. Personnellement, je ne parle pas de romans ados ni de romans jeunes adultes, je parle de romans ados-adultes. Il s'agit de romans qui touchent autant les adultes que les ados. Ce qu'il y a c'est une attention portée à l'énergie de l'adolescence. La différence pour moi est une question d'énergie, de rythme narratif. Il y a souvent des romans qui sont plus tournés vers la narration "à l'Américaine", c'est à dire qu'on fait passer la narration en premier lieu et on en dégage un propos problématique ou des thématiques en deuxième lieu. Au contraire, la littérature classique française a plutôt tendance à faire l'inverse, à être une littérature cérébrale qui part d'un thème en mettant en jeu, pour l'exploration de ce thème, un style. Et la narration vient en troisième plan. Par exemple "Réparer les vivants" (Maylis de Kerangal) est typique : thématique centrale, un style déployé autour de cette thématique et ensuite en dernier plan une intrigue qui ne tient pas sur grand chose. Côté ado-adulte, on va plus privilégier des récits forts, des personnages, des scènes dialoguées, un sens de la narration, un enjeu narratif. À mon sens le style vient en deuxième lieu et le sujet en dernier. Ça se joue surtout là, c'est-à-dire quelque chose d'assez décomplexé par rapport au propos. Je pense que c'est une littérature qui se veut moins cérébrale, plus créative et récréative. Mais qui pourrait très très bien atterrir sur les tables de littérature générale. Il n'y a aucun inconvénient à ce que ça se fasse, si ce n'est que je trouve que c'est bien de marquer l'attention portée aux jeunes. De toute façon, c'est une approche qui est aussi commerciale. « Soit on entre dans les livres par la littérature générale, soit on rentre par l'ado-adulte parce qu'on estime que c'est plus fun, pour le dire simplement. C'est souvent plus joyeux, plus festif et je trouve que c'est un genre qui s'offre plus de libertés dans la narration.

samedi 3 mai 2014

Interview with Cat Clarke

This interview was done for the French Maze Magazine. If you want to read it in French, click here


Thank you so much to the very talented and kind Cat Clarke for answering my questions about Undone and A Kiss In The Dark, her last two books. I really liked both of them and I hope you (will) like them as much as I did!

 Jem Halliday is in love with her gay best friend. Not exactly ideal, but she’s learning to live with it.

Then the unspeakable happens. Kai is outed online… and he kills himself.
Jem knows nothing she can say or do will bring him back. But she wants to know who was responsible. And she wants to take them down.


When Alex meets Kate the attraction is instant.
Alex is funny, good-looking, and a little shy – everything that Kate wants in a boyfriend.
Alex can’t help falling for Kate, who is pretty, charming and maybe just a little naive…
But one of them is hiding a secret, and as their love blossoms, it threatens to ruin not just their relationship, but their lives.   
       
So, where are you right now?
Unfortunately I'm on a bus right now! On my way out for dinner!

I wanted to ask you about Undone, which is a very intense book, how did you come up with the idea for it?
The idea for UNDONE came from a news story about a young man named Tyler Clementi, who sadly committed suicide after being 'outed' online. Suicide (and attempted suicide) is far too common among LGBT youths, so I wanted to explore it, and hopefully show that suicide is not the answer, no matter how bad things seem. It gets better.

And do you know if this book helped some readers to feel better about themselves?
I've received a number of emails from teenagers, saying that the book has made them think twice when they have felt suicidal. Hopefully the book shows the impact on those people who are left behind, as well as the tragedy of a life lost so young.

So, is this why you began the book after Kai died?
I knew the book was going to be about grief and revenge, so I was always going to start the book after Kai died. I like the way the reader still gets to know him through the letters he leaves for Jem. Even though he's dead, he's still very much a character in the book.

Yes, he is one of my favourite characters... I don’t think I have ever loved a book character as much as him!
Thank you so much! I'm really glad you like Kai.

Did you know from the beginning what story you wanted to write? Did you already know the ending of the book ?
I had a fairly good idea of the story I wanted to tell. But I never start with an in-depth plan, which means I can be more flexible when the characters surprise me (as they often do!). I knew the ending too, but when it came to writing it, I had second thoughts. As I was writing that final scene, I really wasn't sure which way it was going to go, but as soon as the words were down, I knew I had the right ending for Jem's story.

In France, your new book A Kiss In The Dark will be published in June. What can you tell us about it?
It is a romance! I think it's quite different from my other books - in a good way, hopefully. What else can I say without spoiling it? It's set in Edinburgh, my hometown. It has a dual narrative, which is something I haven't done before. I think that's pretty much all I can say for now!

Why did you choose to write the book with a dual narrative? Was it difficult for you?
It wasn't really a conscious decision to use a dual narrative. A story in the news initially gave me the idea for the book, and I felt you'd HAVE to see both sides of the story. It's the first time I've tried dual narrative, and I really enjoyed it, although it was a challenge. Seeing readers' responses, I can't help wondering how people would feel about Alex and Kate if they read Kate's point of view first.

I think the book would have been very different, but I think what you did was the right thing to do. In the book, you are telling the reader about the secret at the beginning. Was it your choice not to write it on the back cover and to keep the future reader in ignorance of what is the most important thing of the book, even if he (the reader) is going to know it immediately when he starts reading the book?
I talked it through with my editor, and we both agreed that we wanted readers to go into the book with an open mind, without any preconceived ideas. In a way, it puts the reader in the same position as one of the characters, in that you're unaware of the other character's 'secret'.

Do you think that anything has changed, in your writing or in the way you write, since your first published book?
I think my writing has probably improved since I wrote my first book. I think it's like anything - playing sport or a musical instrument - you get better with practice. I also read more widely than I did when I started writing Entangled, and I think that helps too.

Are you already writing another book? What are your projects for the future?
I've already finished my next book. It's a psychological thriller called Safe & Sound, and it was SO much fun to write. It will be released next year in the UK and in France too (I think). I'm also working on another project which is very different... But I can't say anything else about it right now. Sorry!

Good news!! One last thing, to finish this interview... Can you give futures readers five reasons NOT to read your books?
Ha! Wow. OK...
1. There are no vampires in them.
2. They might make you cry. Crying can give you a headache.
3. They have swearing in them. Swearing is naughty.
4. There are sex scenes. You might blush.
5. You might become so engrossed that you read one of my books while walking down the street. You forget to look both ways before crossing the road and get run over by a bus. Reading is dangerous, folks!

[Maze Magazine] À la rencontre de Cat Clarke

Dans le numéro de mai de Maze Magazine, vous retrouvez un nouvel article écrit par moi. Il s'agit d'une interview de la très talentueuse et adorable Cat Clarke ! Des questions sur Revanche et A Kiss In The Dark, ses deux derniers romans… Vous pouvez retrouver mon avis sur Revanche ici et sur A Kiss In The Dark ici. Ce dernier sortira au mois de juin dans la Collection R, il faut encore attendre un peu pour la version française…

      


En exclusivité sur le blog, vous pouvez aussi lire l'interview en anglais, comme il l'était avant ma traduction ! Pour cela, rendez-vous ici… 

Bonne lecture à tous !

lundi 31 mars 2014

A kiss in the dark - Cat Clarke


Lu en VO
Parution aux Éditions Quercus le 3 avril 2014
370 pages
Parution en VF dans la Collection R, chez Robert Laffont en juin 2014

When Alex meets Kate the attraction is instant.
Alex is funny, good-looking, and a little shy – everything that Kate wants in a boyfriend.
Alex can’t help falling for Kate, who is pretty, charming and maybe just a little naive…
But one of them is hiding a secret, and as their love blossoms, it threatens to ruin not just their relationship, but their lives.

          Traduction personnelle :

Quand Alex rencontre Kate, l'attraction est instantanée.
Alex est drôle, beau et un peu timide - tout ce que Kate cherche dans un petit-ami.
Alex ne peut pas s'empêcher de tomber amoureux de Kate, qui est jolie, charmante et peut-être juste un peu naïve...
Mais un d'entre eux cache un secret, et alors que leur amour fleurit, cela menace de ruiner non pas uniquement leur relation, mais leurs vies.

Comment décrire A kiss in the dark ? Ce n'est pas une chose facile... A kiss in the dark c'est une histoire d'amour, l'histoire d'Alex et Kate. C'est aussi l'histoire d'un malentendu. Un malentendu qui n'est pas démenti et qui prend une ampleur considérable. Mais avant tout, c'est la beauté des sentiments, la simplicité du bonheur et la sensibilité poignante de deux adolescents...

Dès les premiers chapitres, dès la première page, dès la première ligne, j'ai été embarquée. J'ai découvert une histoire bouleversante et émouvante, de celles qu'on a pas envie de quitter. Les personnages sont saississants, tiraillés entre le mensonge et la vérité.

Car le secret est au centre de l'histoire. À ma grande surprise, il est révélé dans les dix premières pages. Je m'attendais à ce qu'il soit gardé beaucoup plus longtemps, mais si cela avait été le cas, les enjeux n'auraient pas été les mêmes. Le lecteur sait, un des personnages sait, le second reste dans l'ignorance. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de secret et une fois la surprise passée, j'ai trouvé ce point extrêmement bien abordé. Une profondeur est ainsi apportée à l'histoire, qui reste loin des clichés et du déjà-vu.

Avec une partie du point de vue d'Alex et une partie du point de vue de Kate, Cat Clarke nous emporte dans la tête et le coeur de ses deux personnages. Des personnages forts et hauts en couleur. Elle a réussi à me faire vibrer avec eux, craindre, espérer, regretter. Je me suis profondément attachée à nos deux protagonistes, mais j'ai eu un peu de mal avec Kate et certaines de ses décisions. Elle ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes et son attitude est parfois enfantine. Mais le message est limpide : personne n'est parfait et il arrive à tout le monde de faire des erreurs. Il appartient ensuite à chacun d'en assumer les responsablilités...

La barrière de la langue ne s'est pas faite du tout ressentir au cours de cette lecture, je n'ai eu aucun problème à entrer dans l'histoire. Au contraire, l'écriture de Cat Clarke est parfaite, les phrases coulent d'elles mêmes et le dictionnaire est resté loin de moi. Les pages ont défilé à une vitesse incroyable et je me suis étonnée moi-même de le finir aussi rapidement. Tout comme la totalité du roman, la fin est touchante et idéale. Je ne savais quoi prévoir car des doutes s'étaient insinués en moi, je n'en ai maintenant aucun, ce livre se termine comme il se doit. À vous de découvrir comment...

Brillant, fascinant et bouleversant, A kiss in the dark est une bulle d'amour singulière qui n'attend qu'une chose : trouver une place dans votre bibliothèque et dans votre coeur

 ***

Pour la petite histoire, j'ai découvert un beau jour dans ma boîte aux lettres, un paquet provenant de Londres. Rien de commandé, rien d'attendu... Quelle surprise de découvrir A kiss in the dark, envoyé par les éditions Quercus, deux semaines avant sa sortie ! J'étais très, très contente (et c'est un euphémisme), mais quelque chose m'intrigue fortement : je n'ai strictement aucune idée de la façon dont ils ont obtenu mon adresse...

lundi 10 mars 2014

Couverture de Night School tome 4

La couverture française du quatrième volet de la saga Night School de CJ Daugherty vient d'être dévoilée ! C'est une saga que j'apprécie beaucoup, malgré ma grande déception pour le troisième tome, je lirai la suite avec plaisir… Ce quatrième tome, Résistance, sortira dans la Collection R le 12 juin prochain.

  
(Cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

 

J'aime beaucoup la couverture (beaucoup plus que celle du troisième avec laquelle j'ai beaucoup de mal), mais le choix est amusant… Il s'agit aussi de la couverture de Entangled, de Cat Clarke, paru en VF dans la même collection sous le nom de Confusion !

 

CJ Daugherty et Cat Clarke, deux auteurs rencontrées au salon du livre de Montreuil fin 2013 et qui pourraient donc peut-être un jour, signer côte à côte deux de leurs livres avec des couvertures identiques (ou presque !)...

dimanche 2 mars 2014

Concours d'écriture


Le blog a deux ans !

Il y a deux ans, je me lançais tout juste dans la création du blog… Un blog qui m'a beaucoup apporté durant ces deux dernières années. Je vous remercie, lecteurs, car sans vous mon travail ne servirait pas à grand chose ! Que vous soyez venus ici uniquement pour le concours ou parce que vous me suivez depuis plus longtemps, ce concours est pour vous. 

Tout d'abord, je souhaiterais remercier Tom, du blog La Voix du Livre. Il a réalisé la bannière du blog, deux ans auparavant et je ne l'ai jamais changée. Il a aussi accepté de faire une image pour ce concours, qui est magnifique ! Tom est un blogueur exceptionnel, si vous ne le connaissez pas encore, n'hésitez-pas à aller faire un tour dans son univers !

Je remercie aussi toutes les personnes qui me font confiance depuis deux ans : lecteurs, amis, maisons d'éditions… Merci beaucoup !

Pour fêter ce blog-anniversaire, j'ai décidé d'organiser un concours d'écriture. À gagner, des livres exceptionnels qui font partie de mes préférés…


Écrivez une scène alternative ou scène coupée d'un des romans chroniqués sur le blog.
Une scène qui aurait pu se trouver dans le livre, une autre fin, un passage écrit d'un autre point de vue, une suite du livre… Tout est possible, laissez parler votre imagination !

À gagner :

  
  

- Nos Étoiles Contraires, de John Green
- Le Prince d'été, d'Alaya Dawn Johnson
- La 5e Vague, de Rick Yancey
- Revanche, de Cat Clarke
- La Symphonie des Abysses, de Carina Rozenfeld
- À copier 100 fois, d'Antoine Dole

1er lot : 
- Quatre livres au choix parmi les livres ci-dessus.
- Une affiche de la bande-dessinée de La Quête d'Ewilan

2ème lot : 
- Deux livres parmi les livres ci-dessus. Les livres en question dépendront du choix du gagnant du 1er lot.
- Une affiche de la bande-dessinée de La Quête d'Ewilan


Comment participer ?

- Choisissez ici le livre dont vous souhaitez écrire une scène alternative ou scène coupée. D'autres livres peuvent-être choisis, demandez-moi si je les ai lus ! (Bien sûr, vous pouvez écrire sur Harry Potter, Hunger Games…)

- Écrivez une scène alternative ou scène coupée. Votre texte devra faire entre 400 et 8000 mots.

- Envoyez-le moi avant le 4 mai 23h59 à cette adresse : lesmondesdeclem[at]hotmail.fr (n'oubliez pas de remplacer [at] par @). Les textes reçus au-delà de cette date ne seront pas acceptés.

- Dans votre mail, précisez-moi votre nom, prénom, âge, pays et les livres à gagner que vous possédez déjà (si il y a un moyen de s'arranger, pour que tout le monde soit content de son lot !).

- Les résultats seront annoncés en mai sur le blog et les textes gagnants seront publiés sur le blog.

- Je ne serai en aucun cas responsable de la perte des lots par la poste.

- N'hésitez-pas à partager le concours et à aimer la page facebook du blog !

À vos crayons !!

dimanche 19 janvier 2014

Interview de Cat Clarke

  
Photos de Karen, de Au boudoir écarlate

Début décembre dernier, j'ai eu la chance de rencontrer Cat Clarke au salon du livre de Montreuil. En plus d'une auteur grandiose, j'ai rencontré une personne exceptionnelle ! Vous pouvez retrouver ma chronique de Revanche ici, un livre à découvrir si vous n'en avez jamais entendu parler. Découvrez maintenant le tout petit interview que j'ai réalisé pour vous...

Clèm : Bonjour ! Pouvez-vous vous présenter ?
CC : Bonjour ! Je suis Cat Clarke, auteur britannique de young adult. J'ai écrit trois livres, qui sont, en anglais : Entangled, Torn and Undone et en français : Confusion, Cruelles et Revanche !

Clèm : Qu'est-ce qui vous a amenée à écrire ?
CC : J'ai toujours souhaité écrire, depuis que j'ai douze ou treize ans. J'étais une grande fan d'un auteur de young adult américain, Christopher Pike, et je voulais écrire des livres comme lui. Alors j'ai commencé vers douze ou treize ans mais j'ai dû beaucoup m'entraîner !

Clèm : Qu'écrivez-vous en ce moment ? Savez-vous si vos prochains livres paraîtront en France ?
CC : Je viens de terminer un livre nommé A Kiss In The Dark en anglais. Je ne suis pas sûre qu'il soit traduit en français, mais c'est possible. Il s'agit d'une histoire d'amour.

Clèm : Aimez-vous la France et est-ce la première fois que vous venez ?
CC : C'est la troisième fois que je viens en France et j'aime de plus en plus ! J'aime particulièrement les macarons ! C'est très, très bon ! J'adore aussi les pains au chocolat... Et oh mon dieu, le fromage ! Le fromage français, c'est ce que je préfère... Alors oui, j'adore être ici !

Clèm : Avez-vous lu d'autres livres de la Collection R ?

CC : Non, pas pour le moment. J'aimerais bien ! La première étape est d'apprendre le français... Mais ensuite, pourquoi pas !

Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions !

Aujourd'hui, nous avons de nouvelles informations concernant le roman de Cat Clarke à paraître. Il s'intitulera donc A Kiss In The Dark et paraîtra aux éditions Robert Laffont, toujours dans la Collection R, le 3 avril prochain !

L'amour peut-il survivre au plus grand des mensonges ?
Quand Alex rencontre Kate, l'attirance est immédiate. Alex est drôle, beau, parfois timide - tout ce que Kate recherche dans un petit ami. Alex ne peut s'empêcher de tomber amoureux de Kate - jolie, charmante, un peu naïve... Mais l'un d'eux cache un secret qui menace de ruiner non seulement leur relation, mais aussi leur vie.