
Éditions Michel Lafon
312 pages (format poche)
Paru en 2010
Jem voit des nombres
flotter au-dessus des personnes qu'elle croise : la date de leur mort. Ce don
la pousse à s'isoler. Jusqu'au jour où elle rencontre Spider...
Alors qu'ils se promènent
ensemble, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils
le même nombre ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront
les seuls survivants de l'attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects.
Mais comment Jem peut-elle
expliquer les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible
vérité qu'elle peut lire en Spider ?
Depuis
un certain temps déjà, j'avais très envie de découvrir ce livre. Je trouvais ce
sujet original et le résumé me semblait prometteur. J'ai été très déçue...
Dès le début, j'ai été refroidie. L'héroïne et narratrice est
désagréable, vulgaire, et n'arrive pas à refléchir de manière censée.
L'histoire aurait pu remonter le niveau, mais malheureusement ce n'est
pas le cas. J'étais curieuse de découvrir ce qui pouvait se passer, étant donné
le don de Jem. Dans les premiers
chapitres, ce thème est très bien exploité, mais ensuite, c'est le calme plat.
Il semblerait que l'auteur n'avait pas envie de se compliquer l'écriture... En
effet, les deux personnages fuient, loin de toute civilisation. Qui dit
personne, dit pas de numéros et dit pas d'originalité. En dehors de quelques
allusions de temps en temps, la plus grande partie du roman se déroule sans que
le pouvoir de l'héroïne se manifeste.
Justement, dans leur fuite, Jem et Spider sont recherchés par tout
le pays. Or, les quelques personnes qu'ils rencontrent ne semblent pas se
méfier d'eux. Ils sont même aidés et protégés, dès que Jem raconte ce qu'il
s'est réellement passé. Tout ça me semble un peu facile...
La fin est un peu plus intéressante, le don prenant un peu plus
d'importance... Une fin se déroulant dans une abbaye et qui m'a énormément
faite penser au film Vertigo d'Alfred
Hitchcock.
Excepté le fait que l'auteur nous explique au moins deux fois par
chapitre que les évènements passés paraîssent très lointains à la narratrice, que ces trois jours semblent avoir duré au
moins six mois, je n'ai rien trouvé d'extraordinaire à son écriture. Sauf
peut-être le fait de montrer Jem comme une fille qui ne peut pas se débrouiller
toute seule et Spider comme un homme qui ne doit pas pleurer car Les hommes ne sont pas fait pour pleurer, ça
leur donne des expressions qui ne leur vont pas. (page 295).
Ma conclusion ? Un livre dont on peut se passer...





