Les Mondes de Clèm: Rachel Ward
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vendredi 12 juillet 2013

Intuitions - Rachel Ward



Éditions Michel Lafon
312 pages (format poche)
Paru en 2010

Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu'elle croise : la date de leur mort. Ce don la pousse à s'isoler. Jusqu'au jour où elle rencontre Spider...
Alors qu'ils se promènent ensemble, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l'attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects.
Mais comment Jem peut-elle expliquer les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu'elle peut lire en Spider ?

Depuis un certain temps déjà, j'avais très envie de découvrir ce livre. Je trouvais ce sujet original et le résumé me semblait prometteur. J'ai été très déçue...

Dès le début, j'ai été refroidie. L'héroïne et narratrice est désagréable, vulgaire, et n'arrive pas à refléchir de manière censée.

L'histoire aurait pu remonter le niveau, mais malheureusement ce n'est pas le cas. J'étais curieuse de découvrir ce qui pouvait se passer, étant donné le don de Jem. Dans les premiers chapitres, ce thème est très bien exploité, mais ensuite, c'est le calme plat. Il semblerait que l'auteur n'avait pas envie de se compliquer l'écriture... En effet, les deux personnages fuient, loin de toute civilisation. Qui dit personne, dit pas de numéros et dit pas d'originalité. En dehors de quelques allusions de temps en temps, la plus grande partie du roman se déroule sans que le pouvoir de l'héroïne se manifeste.
Justement, dans leur fuite, Jem et Spider sont recherchés par tout le pays. Or, les quelques personnes qu'ils rencontrent ne semblent pas se méfier d'eux. Ils sont même aidés et protégés, dès que Jem raconte ce qu'il s'est réellement passé. Tout ça me semble un peu facile...
La fin est un peu plus intéressante, le don prenant un peu plus d'importance... Une fin se déroulant dans une abbaye et qui m'a énormément faite penser au film Vertigo d'Alfred Hitchcock.

Excepté le fait que l'auteur nous explique au moins deux fois par chapitre que les évènements passés paraîssent très lointains à la narratrice, que ces trois jours semblent avoir duré au moins six mois, je n'ai rien trouvé d'extraordinaire à son écriture. Sauf peut-être le fait de montrer Jem comme une fille qui ne peut pas se débrouiller toute seule et Spider comme un homme qui ne doit pas pleurer car Les hommes ne sont pas fait pour pleurer, ça leur donne des expressions qui ne leur vont pas. (page 295).

Ma conclusion ? Un livre dont on peut se passer...