Les Mondes de Clèm

vendredi 18 décembre 2015

Phobos tome 2 - Victor Dixen


Phobos est un roman addictif, je peux vous l'assurer. C'est maintenant une certitude après avoir consacré tout mon temps libre à avancer dans ma lecture, même lorsqu'il ne s'agissait que de cinq minutes. Vous est-il déjà arrivé de lire en maths entre deux questions d'un exercice ? Ou de lire pendant les pauses en amphi, mais qu'il manque trois petites minutes pour lire les cinq dernières pages ? (Si ce n'est pas le cas, ne vous inquiétez pas car 1) ce n'est pas bien de ne pas avancer dans ses exercices de maths et 2) c'est extrêmement frustrant.) Mais ce deuxième tome est un roman qui m'a happée et que je n'ai pas pu lâcher.

Déjà, la fin du premier tome nous laissait en suspens. Dans l'attente d'une suite qui s'annonçait grandiose, mais dont on ne pouvait deviner l'issue. En reprenant exactement à l'endroit où nous avions quitté nos protagonistes, Victor Dixen nous réembarque à bord du vaisseau Cupido. Les douze prétendants viennent d'apprendre le terrible rapport Noé qui leur avait été caché : les habitats sur Mars ne sont pas sûrs. Il ne leur reste donc que deux solutions : faire demi-tour et révéler la vérité aux spectateurs, tout en sachant que le manque d'oxygène leur sera fatal, ou bien atterir tout en étant aussi condamnés. Et rien dans le début du roman ne nous laisse deviner ce qu'ils vont choisir. Tout comme les specteurs de la chaîne Genesis, nous sommes plongés dans l'ignorance de ce qu'il va se passer. Or, en tant que lecteurs nous avons de l'avance sur les spectateurs qui n'ont jamais entendu parler du rapport Noé.

Du début à la fin, la tension entre les prétendants et les organisateurs est palpable, nous ne pouvons savoir de quoi sera fait le lendemain. Et c'est là l'une des grandes forces de ce roman. Le suspens ne se relâche jamais. Aucun problème ne semble jamais être résolu, mais d'autres arrivent en continu. Malheureusement, les nouveaux sont toujours bien plus terribles que les précédents... Le stress monte, jusqu'à exploser en nous dans les dernières pages. Les pages défilent à toute vitesse, on se dit que ce n'est pas possible, que ça ne peut pas arriver... Et alors qu'on est persuadé d'une fin... Une autre arrive sans qu'on ait eu le moindre soupçon. Quelle fin ! Tout au long de notre lecture les interrogations s'accumulent, les révélations se font de plus en plus attendre et on espère que la fin nous apportera des réponses. Mais elle ne fait que nous questionner davantage. Des sentiments contraires s'accumulent, tout en restant bien proches de ceux de Léonor. En effet l'un des autres points forts de Phobos est, dans le deuxième comme dans le premier tome, la narration. Les points de vue s'enchaînent : vue de Léonor, vue de la chaîne Genesis, vue de Serena l'organisatrice, vue d'Andrew et Harmony... Tout s'emboîte à la perfection et rien n'est laissé au hasard. La façon dont l'auteur nous fait parvenir autant d'informations différentes sur l'histoire est extraordinaire, il manie nos émotions d'une main de maître. 

Il les manie... Mais jouerait-il avec nous, en apportant de nouveaux problèmes alors que nous commencions à venir à bout de certains ? Je suppose que c'est notamment à cela que l'on reconnait un grand auteur. Il nous rend accro, drogué et en manque de lecture lorsque vient la fin. Comme si nous avions l'impression que tous ces personnages allaient continuer leurs vies sans nous. Que nous allions manquer LE moment important. Car dans Phobos tous les enjeux peuvent basculer en quelques pages. 

Dans ce deuxième tome, nous en apprenons plus sur les histoires des garçons, en même temps que Léonor. Victor Dixen réussit à leur donner à chacun une image, un caractère propre lié à leur vision de la vie et à leur passé. Il leur donne vie avec tant de réalisme, que j'aurais bien envie de donner une claque à l'un d'entre eux (Suivez mon regard -> A.....), que d'autres deviennent plus vulnérables, d'autres plus attachants, et j'en passe. C'est un roman beaucoup moins centré sur les filles, que nous avons appris à connaître dans le tome précédent mais certaines se font tout de même remarquer, et leurs caractères changent aussi grâce (ou à cause) des révélations faites sur la non sécurité des habitats.

Je pourrais vous écrire pendant des heures pourquoi ce roman est exceptionnel, comment Victor Dixen nous envoie dans une montagne russe d'émotions en jouant avec les mots, comment je suis devenue addict à Phobos et que je suis déjà en manque de lecture alors que je viens de le terminer. Je n'attends plus qu'une chose désormais, le tome 3... Si je n'ai pas réussi à vous convaincre de vous lancer dans l'aventure et le mystère, c'est extrêmement dommage. Vous passerez à côté d'un auteur français qui nous livre une série extraordinaire.


Dans ce deuxième tome, Victor Dixen réussit le miracle de faire encore mieux que dans le premier. La barre était haute, mais le défi est parfaitement relevé. Phobos est en effet une petite bombe qui explosera dans vos coeurs pour ne plus jamais vous lâcher.

dimanche 22 novembre 2015

Prix La Voix des Blogueurs


Le prix La Voix des Blogueurs, qu'est-ce que c'est

Il s'agit d'un prix organisé pour la troisième année consécutive par huit blogueurs, pour récompenser un de leurs livres favoris de l'année précédente. Cette année, la remise du prix se fera au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, lors d'une conférence autour du prix et en présence de deux auteurs et des membres du jury (dimanche 6 décembre à 16h30, sur la scène littéraire). Mais vous pouvez aussi voter dans le cadre de la mention du choix des lecteurs ! Pour cela, rendez-vous en fin d'article.

Pour en savoir plus je vous invite à regarder la vidéo réalisée par Le cahier de lecture de Nathan et La Voix du Livre... 



Les nominés sont...

Tant que nous sommes vivants, d'Anne-Laure Bondoux

Lucides, d'Adrienne Stoltz et Ron Bass

La Horde du Contrevent, d'Alain Damasio

Le Livre de Perle, de Timothée de Fombelle

Sur les trois heures après dîner, de Michel Quint

L'île du temps perdu, de Silvana Gandolfi

Les Autodafeurs, de Marine Carteron

Eleanor & Park, de Rainbow Rowell

Vous en avez-lu un ou plusieurs ? Vous souhaitez voter pour votre livre préféré ? Alors faites-le dès maintenant en cliquant ici

Partagez auprès de vos amis et que le meilleur gagne ! 

Je vous invite à venir aussi voter > ICI <  pour la finale de la battle de couvertures, qui se joue entre Tant que nous sommes vivants et Les Autodafeurs.

Bien évidemment, si vous ne pouvez pas vous rendre au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour l'annonce du prix vous pouvez tout de même voter, et nous vous tiendrons au courant du grand gagnant.

samedi 14 novembre 2015

Phobos - Victor Dixen


Après de longues semaines sans lecture, je viens de terminer Phobos de Victor Dixen. J'avais adoré sa série Jack Spark, mais c'est dans un tout autre univers que l'auteur nous transporte ici... Nous sommes dans un monde où les États-Unis ont revendu la NASA à un organisme privé, ayant décidé d'organiser le plus grand show de télé-réalité jamais vu. Leur but ? Envoyer six filles et six garçons sur Mars, pour coloniser la planète, tout en ne leur autorisant que six minutes de rencontre par jour. Le principe peut sembler un peu trop à l'eau de rose, trop tourné sur les sentiments des personnages, mais c'est loin d'être le cas.

En effet, nous découvrons avec Phobos un roman plein de surprises, de retournements et d'aventure. Le cocktail ainsi formé est des plus addictifs et nous happe à l'intérieur des pages. 

Au fil de notre lecture nous alternons entre des passages dans l'espace et d'autres les pieds sur Terre. À travers les yeux de Léonor, une des "prétendantes" du programme Genesis, nous découvrons la vie à bord, les angoisses et les attentes d'un voyage sans retour. Quant à la visée des organisateurs sur Terre, elle nous apparaît très clairement au bout de quelques pages...

L'histoire est extrêmement bien menée du début à la fin. Victor Dixen nous emporte dans un tourbillon qui ne semble jamais s'arrêter. Un tourbillon dans lequel le suspens monte et dans lequel nous ne savons jamais de quoi le prochain chapitre sera fait. Ici, impossible de préférer la partie sur Terre à la partie dans l'espace ou vice-versa. Les deux sont parfaitement complémentaires et les éléments les constituant s'assemblent dans notre esprit au fur et à mesure.

Les douze jeunes envoyés sur Mars restent des personnages mystérieux. On en apprend sur Léonor, narratrice des chapitres à l'intérieur de la navette Cupido, mais son passé nous semble lointain. C'est aussi le cas pour les autres "prétendants". Officiellement, cette télé-réalité est censée leur donner une seconde chance, un nouveau départ. Même si nous découvrons les personnalités des filles et leurs passés petit à petit, tout cela reste vague. C'est d'autant plus vrai pour les six garçons, que l'on ne voit que peu. En y réfléchissant, ce manque d'informations est parfaitement logique car chaque fille ne peut rencontrer qu'un garçon toutes les deux semaines, lors du trajet vers Mars. Mais malgré tout, ma curiosité reste vive... Comment se déroule le voyage, de leur côté ? Quelles sont vraiment leurs personnalités ? Ce n'est pas un point qui m'a dérangée pendant ma lecture mais j'espère en savoir plus dans le deuxième tome...

Un autre personnage que j'ai beaucoup apprécié est un de ceux auxquels je ne m'attendais pas, sur Terre. Je ne peux vous expliquer plus en détail son implication à l'histoire pour ne pas vous gâcher la surprise, mais j'ai hâte d'en savoir plus sur son avenir.

Avec cette fin, un tome deux tout aussi explosif est annoncé, nous promettant encore une belle histoire et de nouveaux rebondissements.

Si vous ne deviez retenir qu'une chose, c'est qu'on ne lit pas Phobos : on le dévore. On apprécie chaque page, tout en voulant terminer le livre le plus rapidement possible. Jusqu'au moment où l'on se rend compte qu'il ne reste plus que trois pages, mais qu'il en faudrait beaucoup plus.

mardi 8 septembre 2015

The Secret Fire - Questions to Sacha and Taylor

Pour la sortie du prochain roman de Carina Rozenfeld et CJ Daugherty, The Secret Fire (Le Feu Secret), les éditions Atom lancent une semaine autour du livre. Il s'agit en réalité d'un "Blog tour", reliant des blogs et blogueurs français et anglais.


Aujourd'hui, je vous présente avec The Pewter Wolf, le résultat de plusieurs semaines de collaboration. Notre article ? Vous allez bientôt le découvrir... Dans l'esprit d'échange et de partage, le voici en anglais. N'hésitez pas à aller faire un tour sur The Pewter Wolf pour la traduction française !

Je vous laisse donc faire connaissance avec Sacha et Taylor, l'un français et l'autre anglaise, les deux personnages principaux du roman... Merci à Carina Rozenfeld et CJ Daugherty de s'être mises dans leur peau pour nous répondre ! Et pour vous mettre dans l'ambiance, voici une playlist avec quatorze artistes et chansons cités dans l'article... 




Bonne lecture !


Welcome to our blogs, Sacha and Taylor. Before we go any further, give us a little bit of info about yourselves.

Sacha : My name is Sacha Winters. I live in Paris and I'm 17 years old, soon 18 (unfortunately). I live with my mother and my little sister in an apartment in the west of Paris. My father died, a few years ago, in a car crash. My peculiarity? I can’t die, not until I’m 18, and I can tell you it’s really screwing up my life...

Why do you think your teacher, Mr Deide for Sacha and Mr Finlay for Taylor, put you forward for this blog post?

Sacha : Because he likes to give me extra work ? It's his big specialty. But I like him. He is the only teacher of the High School that is a bit interested in me. So maybe he asked me, indeed, to prove me that he likes me… in his own way!

Taylor : He’s always doing things like this. To be honest, I think he’s more obsessed with me getting into Oxford than I am. But he’s a pretty good teacher.

What lessons do you like? And what lessons don't you like?

Sacha : When I went to class, I liked history because my father was a medievalist historian English is easy because my father, who was from England, would always speak to me in English. I do okay in other classes. But all of this belongs to the past.

Taylor : I love history and French. Science is kind of cool. I also love maths. Actually, there are no classes I don’t like! I can’t wait for uni, though. That’s when things will really get interesting.

Where do you see yourself in five years time? Do you see yourself in further education, traveling the world, or doing something different?

Sacha : Haha, this is a joke, isn't it? I don't even think I'll be alive in five years! I shall remind you that I have to die in 8 weeks, the day of my 18th birthday! So in five years, if I get there... We'll see at this time.

Taylor : I’m going to study archaeology at St Wilfred’s, Oxford. That’s all there is to it. It will happen. Then I’m going to grad school. In five years, I’ll be an archaeologist. You wait and see.

Do you believe the past is important for our future?

Sacha : It's the past that makes me who I am today. It's my family's past that chases me again, and that is both a burden and a treasure. The past is the grounding of each individual. Without it, we are new-borns. Now, I would have preferred mine to be... lighter, we'll say! Because for now, it doesn't help me to consider my future. Bloody hell, I'm getting confused with these questions!

Taylor : ABSOLUTELY. We build our cities on top of past cities. And we build our lives on top of past lives. How can the past not be important? It’s part of us.

Now that we have asked the boring questions, let’s talk music. What kind of music do you like?

Sacha : Now, I admit that I listen to not-so-happy things. I like when it's about death, the fact of being a monster, being different. I was more like the Care Bears before, but we'll say that time changes. These last days, I've been listening to Nirvana again and again. Maybe I feel a connection with Kurt Kobain. I'll tell him if I see him after my death.

Taylor : My best friend Georgie is obsessed with Taylor Swift, and I kind of like her, too. But I’m a little more indie, myself. When Georgie isn’t around to complain about it, I listen to bands like First Aid Kit and Neko Case.

Do you have a song you really like right now?

Sacha : Creep by Radiohead.


Taylor : There’s a song called ‘When I Grow Up’ by First Aid Kit that I’m listening to a lot. It’s a little old but it’s good.



What does it make you think about?

Sacha : That I'm not the only one to feel bad, to think that I'm weird; that I don't understand why I'm like this and how I can change it.

Taylor : Being able to make my own decisions, and do what I want. Being brave.

Do you have a song you like to listen to when you're not in a good mood?

Sacha : I am not often in a good mood lately.

Taylor : I’m always in a good mood!!

Do you have a song that motivates you no matter what?

Sacha : I don't remember. Before, I used to listen to songs that gave me energy, made me want to sing, to dance, to laugh. I don't remember how it was...

Taylor : Do you know the song Boom Clap? I love it!


One final question: what was the last song you listened to?

Sacha : Losing my religion by REM. It is about loss of everything : confidence, faith, love. « That was just a dream. » Maybe this is my life. A dream, a nightmare...


Taylor : Georgie was over last night and she was in charge of the music so OF COURSE it was Bad Blood, by Taylor Swift. It always is.

Thank you so much Sacha and Taylor for answering my questions!

And a huge thank you to Carina Rozenfeld and CJ Daugherty!

jeudi 23 juillet 2015

The Secret Fire - Carina Rozenfeld & C.J. Daugherty


Se plonger dans une histoire et ne plus vouloir en sortir, avoir envie de rester avec ses personnages, mais pourtant souhaiter tourner les pages le plus vite possible pour en savoir plus. The Secret Fire, c'est ces trois choses à la fois, et même plus.

Nous commençons notre lecture aux côtés de Sacha qui habite à Paris. Il pourrait être comme tous les jeunes de dix-sept ans, mais a la particularité de ne pas pouvoir mourir avant ses dix-huit ans. Tout en se sachant condamné dès son prochain anniversaire.

Puis nous rencontrons Taylor, jeune fille d'Angleterre, qui ne se dit douée que pour étudier. Rêvant d'aller étudier à Oxford, elle accepte d'aider un jeune français à améliorer son anglais, à la demande d'un de ses professeurs.

Ce n'est déjà sûrement pas simple d'écrire un roman à quatre mains quand les deux auteurs parlent la même langue maternelle. Imaginez lorsque ce n'est pas le cas... Pour faire naître le premier tome de cette duologie, Carina Rozenfeld (auteur de La Quête des Livres-Monde, Phænix et La Symphonie des Abysses...) a écrit en anglais pour la première fois. Et avec CJ Daugherty (Night School), elles nous offrent un roman addictif qui nous embarque dans un univers à la fois si proche du notre mais si différent. C'est cette différence que nous découvrons, en même temps que nos personnages...

Sacha plutôt solitaire, n'allant au lycée qu'en cas de situation exceptionnelle, et Taylor bonne élève, se dévouant parfois à rédiger les devoirs de son amie Georgie. Ces deux personnages que tout semblent opposer nous laissent entrer dans leurs vies, et nous deviennent familiers dès les premières pages. C'est avec une facilité déconcertante qu'ils se font une place dans notre cœur et s'y nichent pour ne plus vouloir en sortir. Nous partageons aussi bien leurs détresses que leur joie ou leurs doutes. Pleins d'énergies et d'émotions, ce sont deux personnages qui se complètent grâce au mélange parfait des écritures de Carina Rozenfeld et de CJ Daugherty.

Si Sacha et Taylor sont bien au centre de cette histoire, c'est parce qu'ils sont tous deux liés par quelque chose d'ancien. Ils nous entraînent alors dans leur quête d'informations, afin de découvrir la nature exacte de ce lien. Tout au long du roman, nous avançons doucement en suivant parallèlement Taylor en Angleterre et Sacha en France. Nous somme saisis par une soif de révélations et celles-ci arrivent au compte goute, laissant peser une ambiance d'incertitude sur les personnages et le lecteur. Le climat de relative normalité des premiers chapitres laisse par la suite place aux surprises, aux doutes et à la peur. Les pages défilent donc de plus en plus vite, et l'épilogue arrive beaucoup trop tôt. Certains mystères restent à éclaircir, des secrets sont encore bien gardés et le second tome n'arrivera que dans trop longtemps. 

Il y a des livres qui nous emportent et nous donnent plus qu'envie de les terminer, à cause d'un besoin d'informations et de savoir ce qu'il va advenir de l'histoire. Dans ce cas, le problème est qu'une fois la dernière page tournée on se retrouve à regretter de ne pas avoir passé plus de temps en compagnie de ces personnages...


The Secret Fire est à ne manquer sous aucun prétexte, addictif et original, ses personnages sauront à coup sûr vous toucher.