Les Mondes de Clèm

mardi 8 septembre 2015

The Secret Fire - Questions to Sacha and Taylor

Pour la sortie du prochain roman de Carina Rozenfeld et CJ Daugherty, The Secret Fire (Le Feu Secret), les éditions Atom lancent une semaine autour du livre. Il s'agit en réalité d'un "Blog tour", reliant des blogs et blogueurs français et anglais.


Aujourd'hui, je vous présente avec The Pewter Wolf, le résultat de plusieurs semaines de collaboration. Notre article ? Vous allez bientôt le découvrir... Dans l'esprit d'échange et de partage, le voici en anglais. N'hésitez pas à aller faire un tour sur The Pewter Wolf pour la traduction française !

Je vous laisse donc faire connaissance avec Sacha et Taylor, l'un français et l'autre anglaise, les deux personnages principaux du roman... Merci à Carina Rozenfeld et CJ Daugherty de s'être mises dans leur peau pour nous répondre ! Et pour vous mettre dans l'ambiance, voici une playlist avec quatorze artistes et chansons cités dans l'article... 




Bonne lecture !


Welcome to our blogs, Sacha and Taylor. Before we go any further, give us a little bit of info about yourselves.

Sacha : My name is Sacha Winters. I live in Paris and I'm 17 years old, soon 18 (unfortunately). I live with my mother and my little sister in an apartment in the west of Paris. My father died, a few years ago, in a car crash. My peculiarity? I can’t die, not until I’m 18, and I can tell you it’s really screwing up my life...

Why do you think your teacher, Mr Deide for Sacha and Mr Finlay for Taylor, put you forward for this blog post?

Sacha : Because he likes to give me extra work ? It's his big specialty. But I like him. He is the only teacher of the High School that is a bit interested in me. So maybe he asked me, indeed, to prove me that he likes me… in his own way!

Taylor : He’s always doing things like this. To be honest, I think he’s more obsessed with me getting into Oxford than I am. But he’s a pretty good teacher.

What lessons do you like? And what lessons don't you like?

Sacha : When I went to class, I liked history because my father was a medievalist historian ; English is easy because my father, who was from England, would always speak to me in English. I do okay in other classes. But all of this belongs to the past.

Taylor : I love history and French. Science is kind of cool. I also love maths. Actually, there are no classes I don’t like! I can’t wait for uni, though. That’s when things will really get interesting.

Where do you see yourself in five years time? Do you see yourself in further education, traveling the world, or doing something different?

Sacha : Haha, this is a joke, isn't it? I don't even think I'll be alive in five years! I shall remind you that I have to die in 8 weeks, the day of my 18th birthday! So in five years, if I get there... We'll see at this time.

Taylor : I’m going to study archaeology at St Wilfred’s, Oxford. That’s all there is to it. It will happen. Then I’m going to grad school. In five years, I’ll be an archaeologist. You wait and see.

Do you believe the past is important for our future?

Sacha : It's the past that makes me who I am today. It's my family's past that chases me again, and that is both a burden and a treasure. The past is the grounding of each individual. Without it, we are new-borns. Now, I would have preferred mine to be... lighter, we'll say! Because for now, it doesn't help me to consider my future. Bloody hell, I'm getting confused with these questions!

Taylor : ABSOLUTELY. We build our cities on top of past cities. And we build our lives on top of past lives. How can the past not be important? It’s part of us.

Now that we have asked the boring questions, let’s talk music. What kind of music do you like?

Sacha : Now, I admit that I listen to not-so-happy things. I like when it's about death, the fact of being a monster, being different. I was more like the Care Bears before, but we'll say that time changes. These last days, I've been listening to Nirvana again and again. Maybe I feel a connection with Kurt Kobain. I'll tell him if I see him after my death.

Taylor : My best friend Georgie is obsessed with Taylor Swift, and I kind of like her, too. But I’m a little more indie, myself. When Georgie isn’t around to complain about it, I listen to bands like First Aid Kit and Neko Case.

Do you have a song you really like right now?

Sacha : Creep by Radiohead.


Taylor : There’s a song called ‘When I Grow Up’ by First Aid Kit that I’m listening to a lot. It’s a little old but it’s good.



What does it make you think about?

Sacha : That I'm not the only one to feel bad, to think that I'm weird; that I don't understand why I'm like this and how I can change it.

Taylor : Being able to make my own decisions, and do what I want. Being brave.

Do you have a song you like to listen to when you're not in a good mood?

Sacha : I am not often in a good mood lately.

Taylor : I’m always in a good mood!!

Do you have a song that motivates you no matter what?

Sacha : I don't remember. Before, I used to listen to songs that gave me energy, made me want to sing, to dance, to laugh. I don't remember how it was...

Taylor : Do you know the song Boom Clap? I love it!


One final question: what was the last song you listened to?

Sacha : Losing my religion by REM. It is about loss of everything : confidence, faith, love. « That was just a dream. » Maybe this is my life. A dream, a nightmare...


Taylor : Georgie was over last night and she was in charge of the music so OF COURSE it was Bad Blood, by Taylor Swift. It always is.

Thank you so much Sacha and Taylor for answering my questions!

And a huge thank you to Carina Rozenfeld and CJ Daugherty!

jeudi 23 juillet 2015

The Secret Fire - Carina Rozenfeld & C.J. Daugherty


Se plonger dans une histoire et ne plus vouloir en sortir, avoir envie de rester avec ses personnages, mais pourtant souhaiter tourner les pages le plus vite possible pour en savoir plus. The Secret Fire, c'est ces trois choses à la fois, et même plus.

Nous commençons notre lecture aux côtés de Sacha qui habite à Paris. Il pourrait être comme tous les jeunes de dix-sept ans, mais a la particularité de ne pas pouvoir mourir avant ses dix-huit ans. Tout en se sachant condamné dès son prochain anniversaire.

Puis nous rencontrons Taylor, jeune fille d'Angleterre, qui ne se dit douée que pour étudier. Rêvant d'aller étudier à Oxford, elle accepte d'aider un jeune français à améliorer son anglais, à la demande d'un de ses professeurs.

Ce n'est déjà sûrement pas simple d'écrire un roman à quatre mains quand les deux auteurs parlent la même langue maternelle. Imaginez lorsque ce n'est pas le cas... Pour faire naître le premier tome de cette duologie, Carina Rozenfeld (auteur de La Quête des Livres-Monde, Phænix et La Symphonie des Abysses...) a écrit en anglais pour la première fois. Et avec CJ Daugherty (Night School), elles nous offrent un roman addictif qui nous embarque dans un univers à la fois si proche du notre mais si différent. C'est cette différence que nous découvrons, en même temps que nos personnages...

Sacha plutôt solitaire, n'allant au lycée qu'en cas de situation exceptionnelle, et Taylor bonne élève, se dévouant parfois à rédiger les devoirs de son amie Georgie. Ces deux personnages que tout semblent opposer nous laissent entrer dans leurs vies, et nous deviennent familiers dès les premières pages. C'est avec une facilité déconcertante qu'ils se font une place dans notre cœur et s'y nichent pour ne plus vouloir en sortir. Nous partageons aussi bien leurs détresses que leur joie ou leurs doutes. Pleins d'énergies et d'émotions, ce sont deux personnages qui se complètent grâce au mélange parfait des écritures de Carina Rozenfeld et de CJ Daugherty.

Si Sacha et Taylor sont bien au centre de cette histoire, c'est parce qu'ils sont tous deux liés par quelque chose d'ancien. Ils nous entraînent alors dans leur quête d'informations, afin de découvrir la nature exacte de ce lien. Tout au long du roman, nous avançons doucement en suivant parallèlement Taylor en Angleterre et Sacha en France. Nous somme saisis par une soif de révélations et celles-ci arrivent au compte goute, laissant peser une ambiance d'incertitude sur les personnages et le lecteur. Le climat de relative normalité des premiers chapitres laisse par la suite place aux surprises, aux doutes et à la peur. Les pages défilent donc de plus en plus vite, et l'épilogue arrive beaucoup trop tôt. Certains mystères restent à éclaircir, des secrets sont encore bien gardés et le second tome n'arrivera que dans trop longtemps. 

Il y a des livres qui nous emportent et nous donnent plus qu'envie de les terminer, à cause d'un besoin d'informations et de savoir ce qu'il va advenir de l'histoire. Dans ce cas, le problème est qu'une fois la dernière page tournée on se retrouve à regretter de ne pas avoir passé plus de temps en compagnie de ces personnages...


The Secret Fire est à ne manquer sous aucun prétexte, addictif et original, ses personnages sauront à coup sûr vous toucher.

jeudi 16 juillet 2015

Tant que nous sommes vivants – Anne-Laure Bondoux


Tant que nous sommes vivants, écrit par Anne-Laure Bondoux

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers les territoires inconnus... Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants ?

Il nous arrive parfois de plonger dans un univers si particulier, qu'il en est impossible à décrire. Il nous arrive parfois de plonger et de nous faire transporter au fil du courant et des vagues. C'est alors que les mots nous emportent, formant des phrases qui tourbillonnent, nous emmenant à travers une tempête de vie.

Il nous arrive parfois de rencontrer des personnages des plus touchants. Bo, Hama. Leur rencontre, leur travail, leur vie. Deux personnes à la fois extraordinaires et ordinaires. Anne-Laure Bondoux réussit à nous faire vivre avec eux, à nous faire ressentir chaque instant de peur, d'émerveillement, de tristesse et de colère.

Car Tant que nous sommes vivants est un voyage à travers la vie. Il est parfois difficile de trouver les mots justes, ceux qui sauront décrire ces deux cent quatre-vingt-dix-huit pages hors du temps. Alors on essaie, on relit quelques pages, pour finir par se dire que rien ne sera jamais assez bien. Car Anne-Laure Bondoux joue avec les mots. Elle les manie avec brio, nous emportant où bon lui semble. Chaque phrase semble précieuse et magique, elles sont les clés d'un univers surprenant où tout peut arriver. Un univers où rien n'est laissé au hasard, où chaque évènement est important et trouve sa place dans l'histoire.


« Tu crois qu'il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ? »



De mots en mots, de pages en pages, de chapitres en chapitres, nous avançons. Le changement est perpétuel, le passé ne revient pas et l'avenir doit se faire une place. Notre voyage en compagnie de Bo et Hama est une quête d'endroit où vivre, mais aussi et surtout une quête d'identité. Après la catastrophe survenue dans la ville où ils se sont  connus, ils doivent tous deux se reconstruire et cela doit nécessairement passer par une acceptation de qui ils sont.

Alors nous voyageons avec eux.

Nous découvrons avec eux.

Nous aimons avec eux.

Nous pleurons avec eux.

Et tant que nous sommes vivants, nous faisons avec eux tout ce qui est en notre possible pour tenter d'être heureux.

Tant que nous sommes vivants est donc une histoire envoûtante qui nous offre un immense dépaysement, au fil des saisons. 
Après quelques heures en compagnie de personnages sublimes et extraordinairement mis en mots par Anne-Laure Bondoux, on ne peut que ressortir changé de ces pages...