Les Petites Reines a été un roman très apprécié cette année, et à
juste titre ! Nous découvrons trois héroïnes : Mireille, Astrid et Hakima, qui
viennent d'être élues Boudins d'Or, d'Argent et de Bronze du lycée. Elles
décident alors de partir à Paris, pour trois raisons différentes. Mireille veut
rencontrer son père biologique, "Klaus Von Strudel" le mari de la
présidente "Barack Obamette", Astrid veut voir Indochine et Hakima
veut parler au général Auguste Sassin (A. Sassin) de son frère qui a perdu ses
jambes lors d'une mission de l'armée sous sa responsabilité. Mais pour faire
dans l'orignalité, elles décident d'effectuer leur voyage... À vélo !
C'est un roman plein d'humour que nous découvrons. Mireille nous
raconte leur histoire, avec une écriture pleine d'humour et de sarcasme. Nous
vivons le voyage de Bourg-en-Bresse à Paris entièrement avec elles, et c'est
extrêmement agréable. Les trois jeunes filles élues "boudins" ne se
connaissaient pas avant les résultats de cette malheureuse élection publiés sur
internet, mais la bonne entente est immédiate. C'est un plaisir d'apprendre à
les connaître et de voyager avec elles.
Clémentine Beauvais manie les mots avec aisance ce qui fait bien
souvent sourire. Une des choses qui m'a amusée est que Mireille ne nous donne
pas les vrais noms de certaines personnes, pour qu'ils ne soient pas reconnus. Elle
leur en invente de nouveaux, pour notre plus grand bonheur. Sûrement une
manière pour notre "boudin de bronze" de ne pas s'attirer d'ennuis !
Proche d'un voyage initiatique, nos trois jeunes filles découvrent
un grand nombre de choses de la vie en chemin, que ce soit sur elles-mêmes ou
sur leurs rapports aux autres. Il n'est apparemment pas inutile de faire un
voyage en vélo plutôt qu'en voiture ou en train ! C'est un roman que je ne peux
que conseiller à tous ceux qui ont envie de passer un très bon moment de
lecture, à tout âge.
Les
Petites Reines est comme un petit bonbon acidulé, original et très agréable à
lire !
Phobos est un roman addictif, je peux vous l'assurer. C'est maintenant une
certitude après avoir consacré tout mon temps libre à avancer dans ma lecture,
même lorsqu'il ne s'agissait que de cinq minutes. Vous est-il déjà arrivé de
lire en maths entre deux questions d'un exercice ? Ou de lire pendant les pauses en amphi, mais qu'il manque trois petites minutes pour lire
les cinq dernières pages ?(Si ce n'est pas le cas, ne vous inquiétez pas car 1)
ce n'est pas bien de ne pas avancer dans ses exercices de maths et 2) c'est
extrêmement frustrant.) Mais ce deuxième tome est un roman qui m'a happée et
que je n'ai pas pu lâcher.
Déjà, la fin du premier tome nous laissait en suspens. Dans
l'attente d'une suite qui s'annonçait grandiose, mais dont on ne pouvait
deviner l'issue. En reprenant exactement à l'endroit où nous avions quitté nos
protagonistes, Victor Dixen nous réembarque à bord du vaisseau Cupido. Les
douze prétendants viennent d'apprendre le terrible rapport Noé qui leur avait
été caché : les habitats sur Mars ne sont pas sûrs. Il ne leur reste donc que
deux solutions : faire demi-tour et révéler la vérité aux spectateurs, tout en
sachant que le manque d'oxygène leur sera fatal, ou bien atterir tout en étant
aussi condamnés. Et rien dans le début du roman ne nous laisse deviner ce
qu'ils vont choisir. Tout comme les specteurs de la chaîne Genesis, nous sommes
plongés dans l'ignorance de ce qu'il va se passer. Or, en tant que lecteurs
nous avons de l'avance sur les spectateurs qui n'ont jamais entendu parler du
rapport Noé.
Du début à la fin, la tension entre les prétendants et les organisateurs
est palpable, nous ne pouvons savoir de quoi sera fait le lendemain. Et c'est
là l'une des grandes forces de ce roman. Le suspens ne se relâche jamais. Aucun problème ne semble jamais être résolu, mais d'autres arrivent en
continu. Malheureusement, les nouveaux sont toujours bien plus terribles que
les précédents... Le stress monte, jusqu'à exploser en nous dans les dernières
pages. Les pages défilent à toute vitesse, on se dit que ce n'est pas possible,
que ça ne peut pas arriver... Et alors qu'on est persuadé d'une fin... Une autre
arrive sans qu'on ait eu le moindre soupçon. Quelle fin ! Tout au long
de notre lecture les interrogations s'accumulent, les révélations se font de
plus en plus attendre et on espère que la fin nous apportera des réponses. Mais
elle ne fait que nous questionner davantage. Des sentiments contraires
s'accumulent, tout en restant bien proches de ceux de Léonor. En effet l'un des
autres points forts de Phobos est, dans le deuxième comme dans le premier tome,
la narration. Les points de vue s'enchaînent : vue de Léonor, vue de la chaîne
Genesis, vue de Serena l'organisatrice, vue d'Andrew et Harmony... Tout
s'emboîte à la perfection et rien n'est laissé au hasard. La façon dont
l'auteur nous fait parvenir autant d'informations différentes sur l'histoire
est extraordinaire, il manie nos émotions d'une main de maître.
Il les manie...
Mais jouerait-il avec nous, en apportant de nouveaux problèmes alors que
nous commencions à venir à bout de certains ? Je suppose que c'est notamment à cela que l'on reconnait un grand auteur. Il nous rend accro, drogué et en manque de
lecture lorsque vient la fin. Comme si nous avions l'impression que tous ces personnages allaient
continuer leurs vies sans nous. Que nous allions manquer LE moment important.
Car dans Phobos tous les enjeux peuvent basculer en quelques pages.
Dans ce
deuxième tome, nous en apprenons plus sur les histoires des garçons, en même
temps que Léonor. Victor Dixen réussit à leur donner à chacun une image, un
caractère propre lié à leur vision de la vie et à leur passé. Il leur donne vie
avec tant de réalisme, que j'aurais bien envie de donner une claque à l'un
d'entre eux (Suivez mon regard -> A.....), que d'autres deviennent plus
vulnérables, d'autres plus attachants, et j'en passe. C'est un roman beaucoup moins centré
sur les filles, que nous avons appris à connaître dans le tome précédent mais
certaines se font tout de même remarquer, et leurs caractères changent aussi
grâce (ou à cause) des révélations faites sur la non sécurité des
habitats.
Je pourrais vous écrire pendant des heures pourquoi ce roman est
exceptionnel, comment Victor Dixen nous envoie dans une montagne russe
d'émotions en jouant avec les mots, comment je suis devenue addict à Phobos et
que je suis déjà en manque de lecture alors que je viens de le terminer. Je
n'attends plus qu'une chose désormais, le tome 3... Si je n'ai pas réussi à
vous convaincre de vous lancer dans l'aventure et le mystère, c'est extrêmement
dommage. Vous passerez à côté d'un auteur français qui nous livre une série extraordinaire.
Dans ce deuxième tome, Victor Dixen réussit le miracle de faire encore mieux que
dans le premier. La barre était haute, mais le défi est parfaitement relevé. Phobos
est en effet une petite bombe qui explosera dans vos coeurs pour ne plus
jamais vous lâcher.
Le prix La Voix des Blogueurs, qu'est-ce que c'est ?
Il s'agit d'un prix organisé pour la troisième année consécutive par huit blogueurs, pour récompenser un de leurs livres favoris de l'année précédente. Cette année, la remise du prix se fera au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, lors d'une conférence autour du prix et en présence de deux auteurs et des membres du jury (dimanche 6 décembre à 16h30, sur la scène littéraire). Mais vous pouvez aussi voter dans le cadre de la mention du choix des lecteurs ! Pour cela, rendez-vous en fin d'article.
Tant que nous sommes vivants, d'Anne-Laure Bondoux
Lucides, d'Adrienne Stoltz et Ron Bass
La Horde du Contrevent, d'Alain Damasio
Le Livre de Perle, de Timothée de Fombelle
Sur les trois heures après dîner, de Michel Quint
L'île du temps perdu, de Silvana Gandolfi
Les Autodafeurs, de Marine Carteron
Eleanor & Park, de Rainbow Rowell
Vous en avez-lu un ou plusieurs ? Vous souhaitez voter pour votre livre préféré ? Alors faites-le dès maintenant en cliquant ici ! Partagez auprès de vos amis et que le meilleur gagne !
Je vous invite à venir aussi voter > ICI < pour la finale de la battle de couvertures, qui se joue entre Tant que nous sommes vivants et Les Autodafeurs.
Bien évidemment, si vous ne pouvez pas vous rendre au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour l'annonce du prix vous pouvez tout de même voter, et nous vous tiendrons au courant du grand gagnant.
Après de longues semaines sans lecture, je viens de terminer Phobos
de Victor Dixen. J'avais adoré sa série Jack
Spark, mais c'est dans un tout autre univers que l'auteur nous transporte
ici... Nous sommes dans un monde où les États-Unis ont revendu la NASA à un
organisme privé, ayant décidé d'organiser le plus grand show de télé-réalité
jamais vu. Leur but ? Envoyer six filles et six garçons sur Mars, pour coloniser
la planète, tout en ne leur autorisant que six minutes de rencontre par jour.
Le principe peut sembler un peu trop à l'eau de rose, trop tourné sur les
sentiments des personnages, mais c'est loin d'être le cas.
En effet, nous découvrons avec Phobos un roman plein de surprises,
de retournements et d'aventure. Le cocktail ainsi formé est des plus addictifs
et nous happe à l'intérieur des pages.
Au fil de notre lecture nous alternons entre des passages dans
l'espace et d'autres les pieds sur Terre. À travers les yeux de
Léonor, une des "prétendantes" du programme Genesis, nous découvrons
la vie à bord, les angoisses et les attentes d'un voyage sans retour. Quant à
la visée des organisateurs sur Terre, elle nous apparaît très clairement au
bout de quelques pages...
L'histoire est extrêmement bien menée du début à la fin. Victor
Dixen nous emporte dans un tourbillon qui ne semble jamais s'arrêter. Un
tourbillon dans lequel le suspens monte et dans lequel nous ne savons jamais de
quoi le prochain chapitre sera fait. Ici, impossible de préférer la partie sur
Terre à la partie dans l'espace ou vice-versa. Les deux sont parfaitement
complémentaires et les éléments les constituant s'assemblent dans notre esprit
au fur et à mesure.
Les douze jeunes envoyés sur Mars restent des personnages
mystérieux. On en apprend sur Léonor, narratrice des chapitres à l'intérieur de
la navette Cupido, mais son passé nous semble lointain. C'est aussi le cas pour
les autres "prétendants". Officiellement, cette télé-réalité est
censée leur donner une seconde chance, un nouveau départ. Même si nous
découvrons les personnalités des filles et leurs passés petit à petit, tout
cela reste vague. C'est d'autant plus vrai pour les six garçons, que l'on ne
voit que peu. En y réfléchissant, ce manque d'informations est parfaitement
logique car chaque fille ne peut rencontrer qu'un garçon toutes les deux
semaines, lors du trajet vers Mars. Mais malgré tout, ma curiosité reste
vive... Comment se déroule le voyage, de leur côté ? Quelles sont vraiment leurs
personnalités ? Ce n'est pas un point qui m'a dérangée pendant ma lecture
mais j'espère en savoir plus dans le deuxième tome...
Un autre personnage que j'ai beaucoup apprécié est un de ceux
auxquels je ne m'attendais pas, sur Terre. Je ne peux vous expliquer plus en
détail son implication à l'histoire pour ne pas vous gâcher la surprise, mais
j'ai hâte d'en savoir plus sur son avenir.
Avec cette fin, un tome deux tout aussi explosif est annoncé, nous
promettant encore une belle histoire et de nouveaux rebondissements.
Si vous ne deviez retenir qu'une chose, c'est qu'on ne lit pas Phobos : on le dévore. On apprécie chaque
page, tout en voulant terminer le livre le plus rapidement possible. Jusqu'au
moment où l'on se rend compte qu'il ne reste plus que trois pages, mais qu'il
en faudrait beaucoup plus.
Pour la sortie du prochain roman de Carina
Rozenfeld et CJ Daugherty, The Secret Fire (Le Feu Secret), les éditions Atom
lancent une semaine autour du livre. Il s'agit en réalité d'un "Blog
tour", reliant des blogs et blogueurs français et anglais.
Aujourd'hui, je vous présente avec The Pewter Wolf, le résultat de plusieurs
semaines de collaboration. Notre article ? Vous allez bientôt le découvrir... Dans
l'esprit d'échange et de partage, le voici en anglais. N'hésitez pas à aller
faire un tour sur The Pewter Wolf
pour la traduction française !
Je vous laisse donc faire connaissance avec Sacha
et Taylor, l'un français et l'autre anglaise, les deux personnages principaux
du roman... Merci à Carina Rozenfeld et CJ Daugherty de s'être mises dans leur
peau pour nous répondre ! Et pour vous mettre dans l'ambiance, voici une playlist avec quatorze artistes et chansons cités dans l'article...
Bonne lecture !
Welcome to our blogs, Sacha and Taylor.
Before we go any further, give us a little bit of info about yourselves.
Sacha : My
name is Sacha Winters. I live in Paris and I'm 17 years old, soon 18
(unfortunately). I live with my mother and my little sister in an apartment in
the west of Paris. My father died, a few years ago, in a car crash. My peculiarity? I can’t die, not until I’m 18, and I can tell you it’s really screwing up my life...
Why do you think your teacher, Mr Deide for
Sacha and Mr Finlay for Taylor, put you forward for this blog post?
Sacha : Because he likes to give me extra
work ? It's his big specialty. But I like him. He is the only teacher of the
High School that is a bit interested in me. So maybe he asked me, indeed, to
prove me that he likes me… in his own way!
Taylor : He’s always doing things like this. To be honest, I think
he’s more obsessed with me getting into Oxford than I am. But he’s a pretty
good teacher.
What lessons do you like? And what lessons
don't you like?
Sacha : When I went to class, I liked
history because my father was a medievalist historian ; English is easy because my father, who was from England, would always speak to me in English. I do okay in other classes. But all of this belongs to the past.
Taylor : I love history and French. Science is kind of cool. I also
love maths. Actually, there are no classes I don’t like! I can’t wait for uni,
though. That’s when things will really get interesting.
Where do you see yourself in
five years time? Do you see yourself in further education, traveling the world,
or doing something different?
Sacha : Haha, this is a joke, isn't it? I
don't even think I'll be alive in five years! I shall remind you that I have to
die in 8 weeks, the day of my 18th birthday! So in five years, if I get
there... We'll see at this time.
Taylor : I’m going to study archaeology at St Wilfred’s, Oxford.
That’s all there is to it. It will happen. Then I’m going to grad school. In
five years, I’ll be an archaeologist. You wait and see.
Do you believe the past is important for our
future?
Sacha : It's the past that makes me who I
am today. It's my family's past that chases me again, and that is both a burden
and a treasure. The past is the grounding of each individual. Without it, we
are new-borns. Now, I would have preferred mine to be... lighter, we'll say!
Because for now, it doesn't help me to consider my future. Bloody hell, I'm
getting confused with these questions!
Taylor : ABSOLUTELY. We build our
cities on top of past cities. And we build our lives on top of past lives. How
can the past not be important? It’s part
of us.
Now that we have asked the
boring questions, let’s talk music. What kind of music do you like?
Sacha :
Now, I admit that I listen to not-so-happy things. I like when it's about
death, the fact of being a monster, being different. I was more like the Care
Bears before, but we'll say that time changes. These last days, I've been
listening to Nirvana again and again. Maybe I feel a connection with Kurt
Kobain. I'll tell him if I see him after my death.
Taylor : My best friend Georgie is obsessed with Taylor Swift, and I
kind of like her, too. But I’m a little more indie, myself. When Georgie isn’t
around to complain about it, I listen to bands like First Aid Kit and Neko
Case.
Do you have a song you really like right now?
Sacha : Creep by Radiohead.
Taylor : There’s a song called ‘When I Grow Up’ by First Aid Kit
that I’m listening to a lot. It’s a little old but it’s good.
What does it make you think about?
Sacha : That I'm not the only one to feel
bad, to think that I'm weird; that I don't understand why I'm like this and how
I can change it.
Taylor : Being able to make my own decisions, and do what I want.
Being brave.
Do you have a song you like to
listen to when you're not in a good mood?
Sacha :
I am not often in a good mood lately.
Taylor : I’m always in a good mood!!
Do you have a song that motivates you no
matter what?
Sacha : I don't remember. Before, I used
to listen to songs that gave me energy, made me want to sing, to dance, to
laugh. I don't remember how it was...
Taylor : Do you know the song Boom Clap? I love it!
One final question: what was the last song
you listened to?
Sacha : Losing my religion by REM. It is
about loss of everything : confidence, faith, love. « That was just a dream. »
Maybe this is my life. A dream, a nightmare...
Taylor : Georgie was over last
night and she was in charge of the music so OF COURSE it was Bad Blood, by
Taylor Swift. It always is.
Thank you so
much Sacha and Taylor for answering my questions!
And a huge thank you to Carina Rozenfeld and
CJ Daugherty!